Entre deux flocons, au moment où les températures s’empressent de grignoter quelques degrés, le soleil teinte la nature d’un mélange ambré. Ces instants – trop rares et trop courts – regorgent d’intensité lumineuse, tel un retour à la vie après des semaines sombres et oppressantes. Enveloppée par la chaleur des rayons solaires, on se laisse alors aller à plus de légèreté : une écharpe qui s’envole pour offrir quelques millimètres de peau en mal de lumière, un trench chocolaté qui s’impose face à la lourdeur d’un manteau morose, et une tête nue subtilement accessoirisée, loin d’un bonnet que l’on ne quittait plus depuis novembre. Seuls les frissons suffisent à nous rappeler que malgré le soleil, les journées de janvier restent froides. Et pourtant. Tellement douces.
Trench : Zara / Robe : H&M (kids !) / Bottines : André / Collier – montre : Promod
Ah la technologie c’est beau nan ? A l’heure où vous lirez cet email, je serai :
- Sur un plage de sable blanc
- Au soleil et en vacances
- Bronzée et complètement déconnectée !
Ca vous agace ? Bon d’accord, j’arrête… Ou je limite, en vous apportant un peu de couleurs (ouais je sais, je suis sympa comme nana). Une touche de pep’s sur une tenue basique et ça change tout, n’est-ce pas ? Un peu de fluo associé à des rayures et c’est l’été qui revient ou presque… Allez, je n’en rajoute pas plus, le surf à Coolangatta n’attend pas… Kisses !
Nouvelle année sans résolution (parce que c’est vraiment le concept le plus cliché) mais avec de nombreux projets, envies et choses à vivre ! Pour passer le cap 2012, sans ma Lili_Espiègles, partie down under, au pays des kangourous, le Pays Basque est venu en renfort ! Au programme, ski, raclette, champagne, sushis et vernis girly ! On garde les bons souvenirs pour nous mais on vous souhaite tout de même une très belle année de bonheur.
Les Espiègles (basques pour commencer l’année !)
Clara : chic, des cheveux jusqu'au bout des doigts !
Si parfois (souvent, toujours) mon imagination déborde, c’est parce qu’il me suffit de peu pour m’égarer. Un livre, une histoire, une époque et me voilà plongée dans un tout autre temps. Dernier exemple en date, La Panthère. Une immersion dans le Paris des années 1920 à 1950, à travers Jeanne Toussaint. Petite fille du bas peuple, qui de Charleroi se hissa jusqu’à la direction de la Maison Cartier, avec pour devise « Dans la vie, c’est marche ou crève ! ».
Outre une histoire d’ascension sociale extraordinaire, sur fond de diamants et d’exception, il est aussi et surtout question du statut la femme des années 20. Non pas la bourgeoise conventionnelle, mais « l’horizontale », la frivole (la non-épousable). A défaut de pouvoir accrocher un homme, elle se construit une dignité toute seule. Son indépendance est une force, son intelligence un passe-droit. Bien plus libérée que nous ne le sommes aujourd’hui, elle bouleverse les codes, fait du sensationnel un style de vie.
Et surtout elle marque l’histoire de la Femme. Jeanne Toussaint et son oiseau tricolore diamanté en cage, narguant l’Occupant en 1940. Gabrielle-Coco-Chanel, son amie de toujours, libérant les tailles enfermées dans leurs corsets. Celle-la même, qui crie au scandale quand « ce rondouillard de Christian Dior » les remet au goût du jour, 15 ans après. C’est l’époque des années folles, les femmes ont les cheveux courts à la garçonne, et réinventent le glamour. Robes tubulaires, chapeaux cloches, premiers pantalons, et opulence des bijoux extraordinaires. Pierres précieuses et perles rares donnent forme à une horde d’animaux sauvages, de chimères et dragons brillants. Broches, bagues, sautoirs, diadèmes, la limite est repoussée à chaque nouvelle création joaillière…
Grâce à leur génie créatif et à leur volonté de réussir, les plus grandes n’ont pas seulement fait leur place, elles ont marqué à leur façon l’Histoire. Jeanne Toussaint, Coco, Gertrude Stein, Louise Brooks, Joséphine Baker… Ne possédant rien, elles se sont tout permis pour accéder à leur objectif, leur rêve, leur destinée.
La plume de Stéphanie Des Horts livre une Panthère oscillant entre esthétisme et détermination, passion et déraison… Une biographie dont on s’imprègne dès les premières lignes.
J’adore tout ce qui peut habiller les têtes des filles : chapeaux, bonnets, bandeaux, rubans, serre-têtes… Je trouve que c’est une touche d’élégance et de différence. Une pointe de mystère qui laisse imaginer la couleur des cheveux (et leur propreté !), une frange cachée ou quelques fils d’argent. Mais… manque d’assurance ou crainte du regard des autres, je ne coiffe ma tête que d’un simple bonnet l’hiver – et d’un casque pour le ski – glamour ! Pourtant, quand on m’a offert ce joli bonnet gris perle (<3), en laine douce et chaude, j’ai d’abord hésité pour l’adopter dans les cinq secondes qui suivaient ! Je l’ai trouvé à la fois simple et chic, pouvant se marier à tous les styles. Le voici en scène, pendant les dernières heures automnales, avec une robe romantique et un blazer rock’n'roll. Combinaison improbable, mais qui a marché !
Encore un coup de cœur pour nous les Espiègles ! Cette fois-ci, ça parle cuisine et papilles… « The Miam Factory », concept culinaire sur le Web, propose une recette savoureuse en vidéo, hyper facile à réaliser. Là, vous avez la même réaction que nous : « recette + facile +savoureuse = impossible ». La preuve que non ! Dans ce premier épisode, on apprend à cuisiner en deux minutes chrono, un filet mignon en croûte ! Si c’est pas beau ça ! Le concept nous a tellement plu qu’on attend les prochains épisodes (en mode végétarien!) avec impatience ! Cooking is fun !
Si nos beaux sommets se sont couverts de blanc, le grand froid, lui, n’est pas vraiment là. En attendant d’enfiler à nouveau la tenue esquimau (doudoune + bonnet + gants), c’est avec la laine que l’on couvre nos épaules. Ici le gros gilet en maille, douillet et tout confort se veut habillé avec une ceinture en cuir et des talons (très) hauts. Une tenue tout en douceur et simplicité, pour accueillir l’hiver, le vrai (sans la goutte au nez !).
Si certaines personnes se révèlent face à une caméra, un objectif ou sur scène, d’autres préfèrent passer derrière l’image pour se dévoiler. Ça paraît paradoxal, mais c’est ce que j’ai ressenti en rencontrant Salomé, il y a deux ans. Une fille aux grands yeux profonds, toute en discrétion et politesse, petite brune, lyonnaise. Des mots pas plus hauts que les autres, un sourire légèrement timide mais absolument franc. Son truc ? La photo. Celle qui rugit, qui accroche et qui séduit. A l’image des animaux sauvages qu’elle étudie et chérit. Rencontre et immersion dans l’univers de Salomé Barrot.
Noisette_EspieglesMerci à Salomé pour s’être prêtée au jeu, pour découvrir son univers RDV ici.
Après un bon mois d’absence, nous voilà de retour ! Vous vous êtes peut-être demandés ce qu’il nous était arrivé :
- Une poussée acnéique incontrôlable nous empêchant toute sortie photo – Non (les boutons c’est fini, maintenant c’est plutôt les premières rides…)
- L’impossibilité d’utiliser nos doigts pour écrire suite à un accident en cuisine – Non (la cui … quoi ? )
- Un kidnapping collectif – Non (pas sûr qu’on paie une rançon pour nous récupérer…)
Pire que toute ces hypothèses : notre blog a été piraté 2 fois en 10 jours ! Oui mesdames et messieurs ! Nous sommes tombées à la merci de vils pirates, prenant un malin plaisir à perturber notre espace d’expression (hautement intellectuel)…
Alors, bloggueurs, bloggueuses, pensez aux mises à jour régulières pour éviter de partir en guerre contre un ennemi virtuel.
A défaut d’avoir fêté la première bougie de notre blog (born in Mars 2010), nous célébrons aujourd’hui avec vous, un grand jour Espiègles : celui du 100ème article !
100 articles c’est à la fois beaucoup pour des bloggeuses à mi-temps (voire quart de temps) comme nous, mais aussi peu, par rapport à celles qui se paient le luxe et le temps de publier quotidiennement.
100 articles c’est une grosse dose de travail, de réflexion et d’organisation. On nous a demandé plusieurs fois: « mais combien de temps ça vous prend pour faire un article ? » Et nous de répondre : « ça dépend de l’humeur de l’une et de l’autre ! »
Le rédactionnel, d’abord, l’essence et la naissance de l’article. Ça se prépare, ça se travaille, encore et encore. Des phrases que l’on dorlote, des mots que l’on chouchoute et des fautes qu’on botte en touche. Il faut trouver le sujet, l’angle, et le titre. Rédiger, corriger, réécrire, couper, trouver la bonne formule, mettre en forme… jusqu’à trouver la combinaison gagnante.
Puis vient la partie artistique, celle de LA séance photo. On cherche un thème, un lieu, un éclairage, on shoote, on reshoote, on re-reshoote. Choisir ensuite les meilleurs clichés, les retravailler, les mettre au format. Prendre des photos n’est pas notre métier, poser encore moins ! D’où la nécessité de sublimer…
100 articles c’est du temps à se consacrer à toutes les deux, c’est une envie de construire quelque chose, de s’exprimer par cette voix commune qui est la nôtre.
100 articles c’est aussi s’échanger nos points de vue, s’engueuler parfois, se réconcilier toujours. Mais c’est par dessus tout, partager des instants complices et de bons fous-rires !
Ne vous y méprenez pas, on ne change pas de nom ! On débute seulement en douceur notre petite révolution, avec l’arrivée dans nos lignes, d’une nouvelle contributrice Espiègle ! Toute fraîche. Toute pimpante. Et pleine de piquant. Comme nous ! Puisqu’on ne vous dévoilera pas tout d’elle d’un seul coup… (suspense)… On vous dira simplement qu’elle a envie de s’exprimer sur ces coups de coeur, ses coups de gueule, ses envies et peut-être même sur ses morceaux de vie choisis… En attendant, on vous laisse avec elle, pour son premier sujet fétiche : la musique !
« Brigitte, un groupe français composé de deux trentenaires hypes, rétro, bobo. Mais pas que.
C’est un opus bienfaisant, un joyeux package, un joli méli-mélo d’esthétisme mélodieux, de mélodie légère, de légèreté sonore, de sons à écouter sans relâche … Les voix s’accordent à merveille et c’est un pur bonheur à l’écoute. Aucune fausse note pour ce duo féminin, on est surpris à chaque nouveau morceau. On est porté à l’écoute de chaque titre tellement il y a de changements de rythmes et de ruptures. Au début on est surpris, ensuite on les attend avec impatience car on les aime ces césures : tantôt accélérations, tantôt ralentissements, tantôt un bric à brac de sons aussi entraînants que délurés.
Brigitte c’est aussi un premier album avec des pépites de textes parfois graves, parfois légers. On se laisse bercer par la candeur de certains titres comme Cœur de Chewing gum ou Après Minuit. On compatit au profond dilemme de la jeune femme de Monsieur je T’aime. On adore l’audace et l’originalité de Jésus Sex Symbol. On ne se lasse pas de regarder le clip de Battez-Vous et de fredonner… ce morceau là et tous les autres. Aucun d’entre eux n’est zappé à l’écoute, ce serait pêcher.
Et puis cette reprise de Ma Benz (NTM), simplement sublime et tellement plus sensuelle que l’originale (oups, sorry Joey). On l’écoute et le titre se mut en un véritable aphrodisiaque. On en saisit les paroles mieux que jamais, à la fois chuchotées et sexy.
Mais Brigitte ne s’arrête pas là. Quand je dis univers, j’entends musical mais aussi esthétique. Une pochette vintage (il paraît que c’est à la mode), des tenues de scène sixties (encore du vintage), paillettes, headbands et compagnie, telles des reines d’ABBA. J’adore, je like, j’aime, je kiffe, bref vous aurez compris. C’est sans doute du ‘marketing’ – et alors ? ça marche, c’est tout. Je me suis laissé piéger, tenter, séduire. Pardon, je recommencerai plus.
Enfin, jusqu’au prochain chef d’œuvre musical français – cocorico. » C.
… Et donc je ne dépense rien d’autre. En toute logique, c’est ce à quoi je dois me tenir, si je veux éviter :
De manger des pâtes jusqu’à Noël (mais est-ce un problème ?…)
De créer un climat hostile avec celui qui prétend se serrer la ceinture (mais qui achète les derniers gadgets électro en cachette…)
D’être élue Miss Panier Percé ou celle qui n’a plus un rond pour ses dîners entre copines
Mais cette année, la victoire est en moi : j’ai tenu parole ! La fierté m’emplit de joie, je ne rentre dans aucune des cases citées-ci-dessus ! Levons-nous, chantons tous ensemble en ce jour de grand bonheur ! Je craque, trop de restriction rend con ?! Bon d’accord, j’ai dépensé certes, mais de façon raisonnée. Mes jolies chaussures de dame à petits pieds, m’ont coûté la modique somme de 5 euros (brocante) et un bracelet tout en finesse dégoté sur les Bricoles de Maï pour 10 euros.
L’économie ma nouvelle amie ? Peut-être. Mais Septembre n’est pas encore fini…
Chaussures neuves – Brocante de Quintaou (Anglet -64)
Ce n’est sans doute pas ce qu’il y a de plus original, mais en ce premier jour de Septembre, nous instaurons une nouvelle rubrique ! Le concept ? Une illustration, drôle, cocasse, mystérieuse, surprenante ou saisissante…Un instant capturé, suspendu dans le temps, plus fort que des mots… On espère que ça vous plaira !
Lana Del Rey. Moue boudeuse, allure nonchalante, timbre grave. L’écouter comme la regarder questionne : quel âge a-t-elle ? Qui est-elle ? Fait-elle le buzz maintenant ou pour un bon moment ? Une chose est sûre, son air mutin comme ses mélodies envoutantes ne laissent pas indifférent. Video Games, son titre phare, lui ressemble. Il s’écoute et se regarde. Un mystérieux mélange d’images vieillies, de séquences mélo et vintage, sur fond sixties. Quelques skaters aussi, et des apparitions de la belle dont le regard fuit la caméra. Son univers étrange nous a captivées. Dites-nous ce que vous, vous en pensez !
En tombant sur cette déclaration, la question n’était pas de savoir si l’auteur était un homme ou une femme. Ni de connaître la faute qui avait bien pu coûter à cette relation passionnée. Ces quelques mots sont plutôt venus en réponse à la question : Le romantisme existe-t-il encore ? Littéralement, oui !
1998. Année de naissance de la petite Elle Fanning. Soeur de Dakota, son aînée de 4 ans et actrice elle aussi. Elle entre dans la sphère cinéma au stade des biberons et couches Pampers. Son premier rôle ? A 2 ans, bercés par Sean Penn et Michelle Pfieffer.
2011. La petite Fanning a grandi. A 13 ans, elle justifie une biographie toute aussi impressionnante que sa taille (elle mesurerait déjà 1.70m). Muse des Coppola père et fille, son joli minois s’est affiché aux côtés de Cate Blanchet, Brad Pitt, ou encore Matt Damon… Ses films ? Babel, L’Etrange Histoire de Benjamin Button, Somewhere… Entre autres.
Sa dernière apparition : Super 8. Un film vendu comme le E.T bis des années 2010, produit par le grand Spielberg. La bande-annonce est alléchante, on sent qu’on va frissonner, sursauter et peut-être se cacher les yeux. Les 30 premières minutes, oui, on y croit. Le reste du scénario est bâclé pour nous projeter sur grand écran le mélange d’une romance niaise et d’effets spéciaux en mode Alien. Seule la petite Fanning relève le niveau. Son interprétation marque le film, de son empreinte et par sa justesse. Gros coup de cœur pour une comédienne plus qu’en herbe. Gros espoirs pour une carrière qui s’annonce à Elle.
Le combat s’annonçait long et difficile. Il a duré 4 semaines. 28 jours de pluie, de ciel gris et de températures dignes d’un été à Dublin, à attendre le soleil (aka the Sun) pointer son nez. Au fil des jours et des nuages menaçants, la victoire semblait nous échapper. Malédiction ? Mauvais sort ? Acte vaudou ?
Robes, shorts et lunettes de soleil s’étaient fait kidnapper par des pantalons, gilets et parapluies. Nous songions même au fatalisme : l’été se serait-il décalé de mai à juin et l’automne de juillet à Août ? Et puis, au bout de ce long couloir opaque, un jour où on pensait que tout était perdu, il est apparu. Tel le Messie. (Jingle : « Alleluhia » !)
Pour fêter la victoire, nous avons immortalisé ce moment de jubilation : pieds dans l’eau, vernis fluo et smoothies au bord de la piscine ! La saveur à meilleur goût lorsqu’on se trouve dans le camp des vainqueurs !
Comment sera le mois d’Août ? Nous restons sur nos gardes : l’ennemi guette et le combat n’est jamais fini… La suite au prochain épisode.
Outift estival :
Tee/ Monoprix Short/ Zara Tropeziennes/EderShoes Montre et Lunettes/ Roxy
Oui il fait pas beau, oui on se caille, mais est-ce que ça nous empêche d’oublier les saveurs de l’été ? Voici donc pour vous réchauffer, une recette à consommer avec modération certes, mais surtout avec délectation. La sangria blanche fruitée, passionnément, à la folie !
Pour 10 personnes, on mélange dans un grand saladier : – 2,5 litres de vin blanc (sucré de préférence) – Quelques centilitres de liqueur d’abricot ou de pêche – 100/150 grammes de sucres – Des fruits de saison coupés en morceaux : abricots et pêches par exemple – Et au moment de servir on ajoute un peu de limonade pour le côté pétillant !
Ajoutez des pailles colorées dans vos verres aux bords sucrés : une lampée suffira à vous plonger au cœur de l’été !
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