La goutte au nez

Quitter la douceur des belles journées de septembre, c’est pour beaucoup d’entre nous, un véritable crève-cœur. Quand en octobre il fait sombre, en novembre il fait noir. D’un mois à l’autre, rien à voir, c’est le désespoir : on perd une heure et des degrés, on passe du rhume à la grippe, de la morosité à la déprime, on reçoit les factures, on envoie les chèques, et on commence à se serrer la ceinture depuis qu’on a compris que le Père Noël n’est plus.

Tristesse automnale qui nous arrache à une nostalgie estivale. Ma parade à ce coup de mou : me réfugier dans les salles obscures (quitte à vivre dans le noir, autant le faire à fond !). Dernière vision en date : Les Petits Mouchoirs. Pour être honnête, j’y suis allée un peu à reculons. La promotion abusive et la bande-annonce où l’on avait l’impression d’avoir tout vu en 30sec, m’avaient quelques peu refroidie. Et au final, jolie surprise. Mon côté « éponge émotionnelle » a été gâté, régalé, comblé ! D’un scénario banal, j’ai été séduite par le pouvoir des images, le fait de donner autant d’intensité à des gestes simples, de créer une émotion avec un regard délicieux, de retrouver ses propres faiblesses sur grand écran, de réussir à exposer une complicité qui supplante le jeu. J’ai oublié les comédiens, j’ai vu, ri et pleuré avec des gens qui nous ressemblent. Oui peut-être, ce n’est pas le film du siècle, oui sans doute, je suis bon public pour ce genre de scénarios.

Mais rares sont les films qui à défaut de faire rêver, respirent la vérité.

 Noisette

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